Mara Tremblay: Vedette de mon ukulélé

Quand tu commences à jouer de la guitare au Québec, surtout quand t’es une femme, Mara Tremblay c’est pratiquement un incontournable. Oui, plusieurs de ses chansons sont accessibles et se jouent plutôt facilement, mais c’est surtout leur sincérité qui donne envie de les jouer. Ses chansons sont empreintes d’une vérité qui vient toucher des cordes sensibles, des lieux de profondeur avec un accès direct et précis à l’émotion. Il y a du vrai, du senti et ça, c’est un peu irrésistible. Interpréter ses chansons permet de toucher à une partie de soi-même, de la faire vibrer, de la faire vivre et ça, ça fait du bien.

…c’est ça que ses chansons me donnent encore le sentiment d’être, entière.

Mara, je l’ai découvert avec son premier album Le Chihuahua sorti en 1999. Je finissais le secondaire et je rêvais de réaliser des vidéoclips fuckés et de travailler à MusiquePlus. Quand j’ai entendu Le Teint de Linda, j’ai pogné de quoi, mais quand j’ai vu le clip réalisé par Robin Aubert (un gars qu’on connaissait pour son rôle du timide Léo dans Radio-Enfer et pas encore pour Saint-Martyr-des-Damnés ou Les Affamés), je suis tombée su’l cul, la bouche ouverte, complètement hypnotisée. Cette bibitte-là, sortie de nulle part, c’est ça que je voulais être. Je voulais être un son underground, garage, mais bien de chez nous, je voulais être ce décor d’une marge qui voulait être reconnue pour ce qu’elle était et non par misérabilisme. Je voulais avoir le droit d’exister même un peu croche et d’être trouvée belle. Je voulais être l’entièreté de ce que j’étais et c’est ça que ses chansons me donnent encore le sentiment d’être, entière.

J’ai gardé Mara dans ma poche arrière pendant un bon bout. 10 ans plus tard j’ai reçu Tu M’intimides comme un couteau dans le cœur. J’ai écouté cet album-là sur repeat pendant au moins 3 ans. J’avais l’impression qu’une toune comme Toutes les Chances avait été siphonée à même mon âme. C’est toute ma sensibilité de femme pour qui l’amour ça a fait mal, ça fait peur, mais que c’est donc beau pis bon pareil que j’y ai entendu. La voix de Mara Tremblay devenait ma petite voix interne qui donnait de l’amour à mon cœur mal formé.

Mara Tremblay à coups de Ukulélé

Je vous partage donc une dizaine de ses chansons dans Le Catalogue.

J’ai gardé mes arrangements au plus simples possibles, mais une fois maitrisés, il y a ben du jeu dans ses chansons pour s’amuser et ajouter ici et là une petite passe de picking, une transition, un index qui a la tremblote…

J’ai aussi concocté 2 playlists pour vous familiariser avec sa musique ou tout simplement la savourer encore.

Une audio disponible sur Spotify et Deezer avec mes chansons et reprises préférées. Une autre sur YouTube avec des vidéoclips, des extraits de shows et des interprétations spéciales.

J’ai éprouvé un petit pincement dans la préparation de ces playlists-là par exemple. Je n’ai pas trouvé la version de Betty Boop qu’elle avait faite au Cabaret des refrains.

Sérieux Internet, il t’en manque des bouts…

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